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King Lear Syndrome ou les Mal élevés

Culturelle ,  Théâtre à Saint-Denis

23 Tarif plein
Dispositions spéciales / Mesures sanitaires engagées
Masque + pass sanitaire obligatoire.
  • Création théâtrale d'Elsa Granat, d'après "Le Roi Lear" de William Shakespeare.

  • On entre par le jardin dans cette fresque, de larges fauteuils de rotin blanc, une robe de mariée, du champagne, des airs classiques. Un vieux père marie sa fille, la benjamine des trois sœurs. Pendant la fête, il fait un malaise cérébral, tout le monde hurle ; il reprend ses esprits mais se met, tout à coup, à parler de « royaume » et de « malédiction ». Le repas de noce est bientôt servi, les filles s’impatientent, leur père est incohérent, il exige qu’elles lui disent combien elles...
    On entre par le jardin dans cette fresque, de larges fauteuils de rotin blanc, une robe de mariée, du champagne, des airs classiques. Un vieux père marie sa fille, la benjamine des trois sœurs. Pendant la fête, il fait un malaise cérébral, tout le monde hurle ; il reprend ses esprits mais se met, tout à coup, à parler de « royaume » et de « malédiction ». Le repas de noce est bientôt servi, les filles s’impatientent, leur père est incohérent, il exige qu’elles lui disent combien elles l’aiment. Il faudra bien rejoindre les invités, les aînées décident de s’y plier mais Cordélia, la jeune mariée, refuse. C’est à ce moment-là qu’il devient proprement fou. Les filles, déchirées entre loyauté et culpabilité, se détachent de ce père vulnérable qui tombe trop tôt entre leurs bras trop jeunes. Elles font ce qui se fait et le mettent en EHPAD.

    Placer le vieux le plus fou de la littérature dans ce type d’établissement, c’est aller taillader les sols plastifiés pour s’attaquer au fond obscur des choses, des âmes, des soignants et des soignés. La cellule familiale se décompose en souvenirs et en blessures. C’est le cerveau fêlé de Lear qui ramène sur le devant de la scène des bribes éparpillées du théâtre, du XXe siècle, de la politique, comme le ressac émaillé de coquillages. Les mots de Shakespeare, de Musset, de Joan Baez, son passé de petit enfant de Bretagne, tout se mélange dans ce temps-accident. « Nous rampons vers la mort. » Il sait très bien qu’il va mourir, incandescent il ne va rien lâcher des dernières heures à vivre, il va les explorer, combattre la langue affadie, affaiblie d’aujourd’hui en retournant à pleines mains la terre des poèmes.

    Les émotions débordent, partout la folie guette, à moins que ce ne soit la vie, tout simplement. La force brute, l’inavouable, l’intransigeante qui persévère au-delà des idées, des croyances et des limites, la furieuse envie de vivre.

    Durée : environ 3h15 avec entracte.

    Autour du spectacle :
    - dimanche 30 janvier, rencontre avec l’équipe artistique à l’issue de la représentation.
  • Langues parlées
    • Français
Prestations
  • Accessibilité
    • Mobilité réduite
      • Les salles Roger Blin, Mehmet Ulusoy et Jean-Marie Serreau ainsi que le restaurant et la librairie sont accessibles aux personnes à mobilité réduite. Une rampe d’accès est disponible sur la gauche du parvis du théâtre (porte rouge « Entrée des artistes »).
    • Déficience auditive
    • Personnel d’accueil sensibilisé à l’accueil des personnes en situation de handicap
    • Accessible en fauteuil roulant en autonomie
  • Du 19 janvier 2022 au 4 février 2022
  • Tarif réduit
    De 6 € à 17 €

    • A l'année

  • Adulte
    23 €

    • A l'année

  • Enfant
    De 6 € à 12 €

    • A l'année - > 26 ans : 12 € / > 12 ans : 6 €

Horaires

Horaires

  • Du 19 janvier 2022 au 4 février 2022
    Fermé Le Mardi
    * Du lundi au vendredi à 19h30. Samedi à 17h. Dimanche à 15h30 Relâche le mardi.