Petite histoire de la basilique

La basilique de Saint-Denis s’élève à l’emplacement d’un cimetière gallo-romain, lieu de sépulture du premier évêque de Paris, saint Denis, martyrisé vers 250. Cette histoire s’est embellie de légendes dans les siècles qui ont suivi. Depuis l’édification du premier sanctuaire attribué à sainte Geneviève, la tradition de pèlerinage se perpétue. Au VIIIème siècle, Dagobert devient le bienfaiteur du monastère installé auprès du sanctuaire. En 754, Pépin le Bref s’y fait sacrer roi ainsi que ses deux fils, Carloman et Charlemagne, par la suite. Les liens entre l’abbaye et le pouvoir royal s’amplifient au cours des siècles. Au XIIème siècle, la cathédrale de Saint-Denis devient chef d’oeuvre et symbole de l’architecture gothique grâce à l’abbé Suger. Celui-ci a toute la confiance des rois Louis VI et Louis VII. Lors du départ de ce dernier pour la deuxième croisade, l’abbé devient régent de France. Il en profite pour réunir assez de subsides pour entreprendre des travaux d’agrandissement dans l’église et l’abbaye. On admire aujourd’hui encore le « déambulatoire de Suger » et ses vitraux colorés. Grâce aux saintes reliques qui y sont conservées, l’abbaye assure un rôle protecteur du royaume de France et de ses souverains. Elle est également garante du trésor, composé des « Régalia », les objets de sacre des rois.
Au XIIIème siècle sous le règne du roi Saint-Louis, elle devient officiellement le lieu de sépulture de la Monarchie française. Le roi décide de la commande de Saint-Louis, un ensemble de seize gisants de calcaire peint, représentant ses ancêtres Mérovingiens, Carolingiens ou Capétiens. Ils sont toujours visibles dans les transepts.
L’abbaye devenue basilique subit de grands dommages pendant la période révolutionnaire à l’image des tombeaux en partie démontés ou détruits. Grâce à l’intervention d’Alexandre Lenoir, responsable du dépôt des oeuvres d’art des Petits Augustins, au tout début de la révolution française, de nombreux gisants seront sauvés du vandalisme révolutionnaire.
A partir de 1848, l’architecte Viollet-le-Duc sera en charge de la restauration de la basilique.
Elle reste aujourd’hui le plus grand musée de sculptures funéraires en France, avec les tombes et gisants de plus de 70 rois et reines. Gisants de calcaire ou de marbre, mausolées de la Renaissance, cercueils des Bourbons ou cénotaphes, c’est l’histoire de la Monarchie française qui est ainsi racontée.
En 1966 la basilique devient cathédrale, lors de la création du diocèse de la Seine-Saint-Denis, ce qui explique sa dénomination officielle de « basilique-cathédrale ».

Informations pratiques

Quels sont les horaires d'ouverture ?

  • Du 1er avril au 30 septembre :

Du lundi au samedi : de 10h à 18h15 (dernier accès à 17h45)
Dimanche : de 12h à 18h15 (dernier accès à 17h45)

  • Du 1er octobre au 31 mars :

Du lundi au samedi : de 10h à 17h15 (dernier accès à 16h45)
Dimanche : de 12h à 17h15 (dernier accès à 16h45)

  • Fermeture les 1er janvier, 1er mai et 25 décembre.

Quel est le prix de l'entrée ?

Plein tarif : 9,50 € 

Tarif réduit : 7,50 €
Pass découverte Grand Paris Nord

Gratuité :
*Moins de 18 ans (en famille et hors groupes scolaires) / 18-25 ans (ressortissants de l’Union Européenne et résidents réguliers non-européens sur le territoire de l’Union Européenne) / Personne handicapée et son accompagnateur / Demandeur d’emploi, sur présentation d’une attestation de moins de 6 mois / Enseignants porteurs du Pass Education

Accès

1 rue de la Légion d'Honneur 93200 Saint-Denis

En transports en commun

En métro : Ligne 13, station "Basilique de Saint-Denis"
En tramway : T1, station "Basilique de Saint-Denis"
Bus : 153, 239 et 253

En voiture

Le centre-ville de Saint-Denis est pièton. Vous êtes invités à vous garer dans les parkings Indigo.